Le modèle démocratique répandue
aujourd'hui ne peut se dissocier de l'évolution historique du "grand
monde" et de l'évolution de son modèle économique.
Nous sommes bien loin des théories
grecques antiques où la "polis" devait se définir comme
l'objet de la pensée politique commune ; où le bien être commun
devait se définir comme une matrice où la multiplication des bien
êtres individuels menait à un bien être commun ; où une
"perception" de la politique comme activité sociale
entraînait une participation démocratique intense.
Certes, nos sociétés modernes riment
plus avec "conflit" qu'avec "harmonie" et les 6
"exigences" du modèle antique se présentent comme les
portes de babylone, c'est à dire comme un mythe ! (harmonie,
homogénéité des citoyens, petite taille, démocratie directe,
investissement de chacun, autonomie de la cité).
Mais notre histoire actuelle est peut
être un bien meilleure second couplet à l'histoire grecque qu'elle
n'y parait : nous avons aussi connu et battît des sociétés fortes
et renouvellées (révolution française, constitution américaine)
et connu de grands penseurs involucrés dans un processus politique à
grande échelle (les "lumières" en France, plus tard les
représentants de minorités opprimées (Martin Luther King, Nelson
Mandela...), etc.) mais surtout nous écrivons notre mort sur le même
modèle que nos aînés athéniens...
Platon ne s'est jamais lié à la
démocratie grecque parce qu'il n'a jamais cru à son bon
fonctionnement soulignant le fait que la "polis" ne devrait
jamais se diviser en 2 (une pour les riches et une pour les pauvre)
et qu'une bonne "polis" devait être diversifiée,
présenter des objectifs différents pour chacun mais se devait de
vigiler ses disparités pour éviter toute division. En réduisant le
monde à la taille d'une cité ne serait-ce qu'une seconde, on fera
rapidement le parallèle entre ce dont prédisait Platon et la
situation de nos démocraties modernes.
La supériorité des volontés
personnelles sur la société mène à une dégradation du modèle
démocratique et de la société même d'où l'importance de la
notion de société, du sentiment d'appartenance à celle-ci ; d'où
la nécessité de repères de petite taille pour que chacun puisse
s'identifier à un groupe qui soit inclue dans un processus
démocratique et dans lequel son action est reconnue.
C'est là où se situe les failles de
notre système moderne qui a permis un contrôle accrue d'une petite
partie de la population (idéologique, économique, militaire) par
différents moyens : nouvelles communication, institutions
internationales contrôlées, organisation des marchés
économiques,... et grâce à un paternalisme inspiré par un module
tridimensionnel d'endoctrinement (religion, médias, modernisation)
outil du capitalisme. Un contrôle qui fait que la division de la
société soit de plus en plus conséquente et que le but "commun"
ne soit pas le bien de la "polis", de la société à notre
échelle mais d'une minorité qui, elle, s'inspire de plus en plus de
ces chers 30 tyrans de l'ère antique !
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